jeudi 11 juillet 2013

80% d'une classe d'âge


Ça y est, l'objectif de 80 % d'une classe d'âge ayant le baccalauréat est plus qu’atteint, il est enfoncé : 86,8 % de candidats reçus en 2013. Bravo les petits! Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Pourquoi laisser encore tant de jeunes au bord du chemin ? Je propose comme prochain objectif, d'atteindre 80 % d'une classe d'âge qui a mention Très Bien au bac. Comme ça, fini le chômage. Et voilà.

dimanche 16 juin 2013

Ici, Téhéran

La presse se réjouit de l'élection d'un président modéré en Iran, avec une belle unanimité. Dirais-je que cette unanimité me semble des plus suspectes, s'agissant d'un candidat adoubé par le pouvoir iranien? Que les médias et les politiques occidentaux, faute de comprendre ce qui se passe à Téhéran, ont tendance à prendre leurs désirs pour des réalités?  L'avenir nous éclairera. En tout cas, nous en aurons peut-être fini pour un moment de ces femmes reporters françaises qui se sentent obligées de prendre l'antenne depuis Téhéran avec un voile et une mine de circonstance (je suis admirable, j'ai un voile, mais je reste une femme libre). Pour des images filmées dans la rue, sans doute est-ce justifié (les abrutis barbus y foisonnent), mais pour un commentaire filmé sur la terrasse d'un hôtel, c'est franchement grotesque. A moins que les reporters ne décident de revêtir l'habit national pour tous les reportages à l'étranger? Ça pourrait être fun.

dimanche 26 mai 2013

Spécial grincheux



Une fois n’est pas coutume, je suis d’humeur grincheuse. Il faut me comprendre, je viens de voir quelques minutes du palmarès du Festival de Cannes. 
Et je me demande ce que l’on apprend dans les cours d’art dramatique en France. En tout cas, on n’apprend pas à improviser quelques mots de remerciement intelligibles, intelligents, et sans larmoyage appuyé, pour le cas où l’on reçoive un prix. C’est curieux, parce que, en regardant les têtes dans l’auditoire, on devine bien qu’il y a énormément d’amour et de vérité dans le monde du cinéma français.

samedi 27 avril 2013

Viva la siesta !



Suite à une belle soirée à Covent Garden il y a quelques semaines, j’ai voulu tester la retransmission d’un opéra dans une salle de cinéma, Viva l’Opera ! Le calendrier des retransmissions en direct m’a conduit à aller voir Hansel et Gretel de Engelbert Humperdinck. Je dois avouer que M Humperdinck ne m’évoque rien de précis, mais, voyant qu’il s’agissait d’un élève de Wagner, je me suis laissé tenter. En effet, mon plus gros problème avec l’opéra est ma tendance à m’endormir. Avec Wagner et ses tonitruances, j’espérais minimiser le risque d'assoupissement.
Bref, me voilà à l’UGC Bercy. Un semblant de chic à l’entrée, hôtesse avec programme. Quelques
présomptueux/euses se baladent bien l’air détaché une coupe de champagne (en plastique) à la main, un peu déplacés dans le décor, mais en dehors de cela, une faune bonasse, familiale et variée. Populaire, quoi. Je m’installe dans les meilleures dispositions, l’ouverture se passe, le son est plutôt plat, faiblard, sans relief. Je ne désespère pas que cela s’améliore ensuite. Hélas, hélas ! Foin de cavalcades wagnériennes et d’envolées exaltantes. Au lieu de cela, une musique planplan, un son toujours sans relief, des chanteuses crispantes de mièvrerie sous prétexte de faire enfantin, des images maronnasses et floues, une mise en scène pénible, bref l’ennui, le sommeil irrépressible et sortie à l’entracte. Moralité : une expérience à ne pas renouveler. A laisser aux mélomanes impécunieux mais fanatiques (ou sous hautes doses de caféine).

dimanche 21 avril 2013

21 avril 2013



Amusant de voir quels souvenirs cette date du 21 avril ravive. Celle de la seule fois de ma vie où je ne suis pas allé voter pour une élection présidentielle. Il faisait très beau ce 21 avril 2002, et puis il était clair qu’on aurait tout le temps de choisir entre Chirac et Jospin au deuxième tour, alors pourquoi se bousculer ? D’autant que Jospin ne donnait pas l’impression qu’il accordait une importance majeure à ce vote-là, alors, où était l’urgence ? Cela m’a servi de leçon.
Aujourd’hui, je suis allé place de la Bastille, histoire de ne pas laisser le pavé parisien aux bleu-blanc-rose de Frigide Barjot et de feu Mgr Lefebvre. J’avais la pancarte ci-contre. Les quidams respectent les porteurs de pancarte, sans doute de peur de tomber sur des fous furieux. Ils n’osent pas trop s’approcher, certains demandent la permission de prendre en photo, d’autres le font en douce. Plusieurs personnes m’ont félicité pour le bon goût de mon œuvre, je les en ai bien civilement remerciés. Un jeune couple m’a interviewé, et je leur ai expliqué qu’on n’avait rien écrit de plus beau depuis deux siècles : Liberté de s’aimer, Égalité devant la loi, Fraternité envers ceux qui sont différents de nous.
Il y avait de tout à cette manif’ des anti-anti-mariage-pour-tous. Une belle diversité. Le pompon du slogan est quand même celui d’un tout petit couple ratatiné, en imperméable, bras dessous-bras dessus, déambulant doucement avec un petit fanion minable qui disait « Foutez-leur la paix ». Tout simplement admirable.

dimanche 24 mars 2013

La nature humaine: quizz



Arrivé d’un long voyage à Roissy, je m’installe dans le RER, attendant que le train démarre. Passe une petite dame qui demande à tout le monde, en montrant un sac à dos à roulettes posé au milieu du couloir « Il est à vous, ce sac ? ». Les francophones disent « Non », les étrangers se regardent. Visiblement le sac n’est à personne. La dame dit qu’elle va prévenir le conducteur. Réactions des passagers:
-          Un couple : « Viens, on va dans un autre wagon, dès fois que ce soit une bombe ».
-          D’autres gens, gênés aux entournures, se regardent, ne disent rien, mais sortent du wagon avec leurs bagages l’air distrait.
-          Un type avachi : « Non mais ça va pas, non, p’tain ? Elle va retarder le train, celle-là »
-          Des étrangers : « Oh ! Train does not stop at Châtelet? Yes ? Ah ! OK, good »
-          Moi : je pense, en silence «Je ne bouge pas. Si ça n’explose pas j’aurai l’air idiot d’avoir changé de wagon. De toutes façons, ils vont sûrement évacuer le train, sans doute même la gare ».  Faut dire que j’arrivais des USA, et là-bas, ce genre de chose on le gère avec sérieux, en y mettant le paquet.
Sur ces entrefaites, arrivent posément deux petites jeunes filles en uniforme de la RATP, toutes pimpantes, talkie-walkie à l’oreille. Elles regardent le sac à dos, le soulèvent, se regardent, et disent « boh, c’est sûrement un sac abandonné » et elles repartent en roulant posément le sac derrière elles. Le train est parti à l’heure.

Petit quizz: Dans ce court récit, pouvez-vous identifier : Les crétins dangereux ? Les braves gens ? Les veules ? Les égoïstes ? Les incompétents ? Les inconscients ? Les imbéciles ? Plusieurs choix sont possibles pour la même personne.

samedi 9 mars 2013

J'en veux un !



L’utilisation de drones dans la « guerre contre le terrorisme » n’a pas fini de susciter des questions. Depuis quand est-il devenu normal de zigouiller, en dehors d’un champ de bataille, des centaines de gens qui n’ont jamais été traduits devant la justice ? Cette vidéo qui montre les merveilleuses capacités futures de Micro Air Vehicles (M.A.V.), mini-drones de la taille d’un moineau ou d’un frelon, développées par l’US Air Force, ne va pas manquer de donner des idées aussi à des gens peu recommandables. Ils auront peut-être l’excuse de dire que c’est pas eux qui ont commencé?
Pour l’instant, j’aime bien celui qui ressemble à un oiseau et qui se recharge tout seul sur un fil électrique. Trop cool le moineau.